Aller au contenu principal
Accès CRPE
Tous les articles
AnalyseMis à jour le 20 septembre 202616 min de lecture

Par

Rapports de jury CRPE : sources, statistiques et erreurs fréquentes

Où trouver le rapport de votre académie et comment l'utiliser pour réviser ? Cette analyse rassemble les constats de 21 rapports de jury des sessions 2023 à 2025 et des statistiques officielles de 2021 à 2026. Les rapports de jury de la session 2026 ne font pas partie du corpus analysé ici.

Des rapports de jury ouverts, annotés et classés sur un bureau

Pourquoi lire les rapports de jury (et pourquoi personne ne le fait)

Le CRPE est un concours académique : il n'existe pas de rapport de jury national, mais une vingtaine de rapports publiés chaque automne par les académies, en PDF, souvent enfouis à trois clics de profondeur. Résultat : la ressource la plus précieuse du concours — celle où les correcteurs disent noir sur blanc ce qu'ils attendent, ce qu'ils pénalisent et pourquoi des candidats échouent — reste massivement sous-utilisée.

Ce que ces rapports révèlent est pourtant remarquablement stable : d'une académie à l'autre et d'une session à l'autre, ce sont les mêmes erreurs qui reviennent, et les jurys eux-mêmes constatent que les candidats qui ont lu les rapports progressent. Le jury de Toulouse l'écrit explicitement dans son rapport 2025, et celui de Lyon résume l'enjeu en une phrase :

Le jury tient à souligner qu'un certain nombre de candidats ont admirablement réussi cette épreuve et que cette réussite ne doit rien au hasard mais à une préparation minutieuse, régulière et rigoureuse.

Rapport de jury de l'académie de Lyon, session 2024

Pour cet article, nous avons dépouillé 21 rapports de jury officiels des sessions 2023, 2024 et 2025 (Lyon, Toulouse, Aix-Marseille, Lille, Nice, Nantes, Bordeaux, Grenoble, Dijon, Normandie, Orléans-Tours, Rennes, Limoges, Paris et Créteil), croisés avec les statistiques officielles du ministère de 2021 à 2026. Chaque chiffre cité renvoie à une source officielle, listée en bas de page.

Le concours en chiffres : 2021-2026, de la crise au rebond

Pour comprendre ce que les jurys écrivent, il faut d'abord voir dans quel contexte ils recrutent. Entre 2021 et 2022, le CRPE externe public a traversé une crise brutale : le passage du concours en fin de master 2 a fait chuter le nombre de présents aux écrits de 26 657 à 14 112, et plus de 1 700 postes du premier degré sont restés vacants en 2022. De 2023 à 2025, le concours s'est stabilisé autour de 8 000 postes et 18 000 présents — sans jamais retrouver son niveau d'avant-crise.

La session 2026, première du concours réformé à bac+3, marque un revirement spectaculaire : 103 733 candidatures au CRPE public (+57 % en un an), 11 600 postes offerts aux concours externes et 98,5 % des postes pourvus.

Postes offerts en 2026

11 600

concours externes publics (bac+3 + bac+5), contre 8 117 en 2025

Admis en 2026

11 428

98,5 % des postes du 1er degré pourvus (93,3 % en 2025)

Postes non pourvus

172

contre 541 en 2025 : −68 % en une session

Candidatures par place

≈ 10

au concours bac+3 (49 524 candidatures pour 4 985 postes)

Postes offerts et admis au CRPE externe public, 2021-2026

L'écart entre les deux colonnes représente les postes non pourvus. *2026 : deux concours externes (bac+3 et bac+5 transitoire) contre un seul auparavant — le périmètre change.

Postes offertsAdmis
03 0006 0009 00012 0002021 — Postes offerts : 8 6948 6942021 — Admis : 8 2948 29420212022 — Postes offerts : 8 3232022 — Admis : 6 58220222023 — Postes offerts : 8 1592023 — Admis : 6 95820232024 — Postes offerts : 7 9172024 — Admis : 6 96120242025 — Postes offerts : 8 1172025 — Admis : 7 57620252026* — Postes offerts : 11 60011 6002026* — Admis : 11 42811 4282026*

Source : devenirenseignant.gouv.fr (données statistiques par session) ; education.gouv.fr (communiqué session 2026)

Voir les données
Postes offerts et admis au CRPE externe public par session
SessionPostes offertsAdmisPostes non pourvus
20218 6948 294400
20228 3236 5821 741
20238 1596 9581 201
20247 9176 961956
20258 1177 576541
2026 (bac+3 + bac+5)11 60011 428172

Pour préparer 2027, gardez les périmètres distincts : les candidatures au concours bac+3 ne se comparent pas directement aux candidats effectivement présents dans l'ancien format. Ces chiffres ne permettent donc pas de prévoir la concurrence de la prochaine session. Les comparaisons détaillées par académie ci-dessous portent sur 2025 ; les données nationales 2026 ne sont pas une estimation de vos chances d'admission.

Un concours, huit réalités : l'écart entre académies

C'est le chiffre le plus méconnu des candidats : le CRPE n'a pas du tout la même difficulté selon l'académie d'inscription. En 2025, au niveau national, 40 % des candidats présents aux écrits ont été admis. Mais derrière cette moyenne, l'écart est spectaculaire : un présent aux écrits avait 3,3 fois plus de chances d'être admis à Versailles qu'à Rennes.

Nombre de candidats présents par poste offert — session 2025

Concours externe public. En regard : la part des présents finalement admis. Moins il y a de présents par poste, plus le concours est « ouvert ».

Rennes5,223 % des présents admis
Bordeaux3,235 %
Toulouse3,034 %
Nantes2,934 %
National2,340 %
Paris1,664 %
Créteil1,072 %
Versailles0,876 %

Source : devenirenseignant.gouv.fr, données statistiques de la session 2025 (calculs : présents ÷ postes)

Voir les données
Sélectivité par académie à la session 2025
AcadémiePostesPrésentsAdmisAdmis/présents
Rennes13771416623,25 %
Bordeaux3371 07337635,04 %
Toulouse33398433634,15 %
Nantes23769823733,95 %
National8 11718 5247 57640,0 %
Paris23637023663,78 %
Créteil86988563872,09 %
Versailles96079560475,97 %

Les barres d'admission publiées confirment cet écart. À Rennes, il fallait 13,08/20 de moyenne générale pour être admis en 2025 — et même 14,17/20 en 2024, le record de notre corpus. À Toulouse, la barre 2025 était à 12,75, à Nantes le dernier admis avait 12,44. À Créteil et Versailles ? Aucune barre publiée — et pour cause : en 2024, ces deux académies comptaient moins d'admissibles que de postes (733 admissibles pour 1 037 postes à Créteil ; 744 pour 1 230 à Versailles). La sélection à l'admissibilité y était arithmétiquement impossible : seules les notes éliminatoires (≤ 5/20) écartaient des candidats.

Nuance importante, que les chiffres 2025 documentent bien : les jurys franciliens ne « remplissent » pas pour autant. À la session principale 2025, Créteil a laissé 231 postes vacants et Versailles 356, alors même que des candidats admissibles restaient en lice — les jurys maintiennent une exigence à l'admission et préfèrent laisser des postes non pourvus. Même la session supplémentaire de Créteil n'a admis que 201 candidats pour 250 postes, sur 551 admissibles.

Ce que les jurys reprochent en français, en bref

Sur l'écrit de français, les rapports convergent d'une académie à l'autre sur cinq reproches : des natures et des fonctions données à moitié (« pronom » tout court, terme complété absent), une terminologie officielle ignorée — le conditionnel traité comme un mode alors qu'il est un temps de l'indicatif —, des manipulations syntaxiques remplacées par les questions « qui ? quoi ? où ? » que les jurys refusent, un lexique analysé hors contexte, partie que tous décrivent comme discriminante, et l'orthographe des candidats eux-mêmes, pénalisée sur environ 70 % des copies à Nice en 2025. Le contexte aggrave l'enjeu : depuis 2025, plusieurs académies (Lille, Aix-Marseille, Toulouse) ont porté l'étude de la langue à 8 points sur 20, contre 6 auparavant.

Chacun de ces reproches mérite mieux qu'un résumé. Nous les avons repris un par un — citations de jury, exemples corrigés, tests qui tranchent — dans le détail des erreurs sanctionnées à l'écrit de français, exemples et parades.

Testez-vous sur les points exacts que les jurys signalent

Nature/fonction, conditionnel, manipulations syntaxiques, lexique en contexte : le diagnostic gratuit d'Accès CRPE repère vos fragilités sous-domaine par sous-domaine, en une quinzaine de questions par matière.

Maths : le noyau dur des lacunes relevées

En mathématiques, les rapports dessinent un noyau dur d'erreurs d'une stabilité remarquable. Le plus frappant : elles portent rarement sur des notions « difficiles » — ce sont les fondamentaux qui lâchent, et les jurys le mesurent précisément.

Ainsi, seuls 7,5 % des candidats traitent correctement l'affirmation : « Le produit de deux entiers naturels impairs est un entier naturel impair ».

Rapport de jury de l'académie de Dijon, session 2024
  • Ensembles de nombres : « un nombre décimal est un nombre à virgule » est la définition erronée la plus répandue ; multiples et diviseurs confondus ; caractériser un nombre impair (2n + 1) échappe à la quasi-totalité des copies.
  • La preuve : un exemple pris pour une démonstration, le contre-exemple non mobilisé, Thalès et Pythagore appliqués sans vérifier leurs hypothèses, théorème et réciproque inversés.
  • Grandeurs et conversions : la conversion cm³ → litres est échouée « par une majorité de candidats » (constat répété trois sessions de suite) ; unités absentes ou non conformes à la consigne — avec des malus explicites à Toulouse et en Normandie.
  • Fractions et pourcentages : 1/8 + 1/8 = 2/16 est citée telle quelle par le jury de Lille 2025 ; en pourcentages, l'erreur dominante est le mauvais ensemble de référence (« 50 % du reste » calculé sur le tout). Le remède recommandé par plusieurs jurys : le schéma en barre, l'outil même de l'école primaire.
  • Vraisemblance : des vitesses de 32 000 km/h et des piscines de 1 800 m de haut passent sans déclencher d'alarme — un point que les jurys jugent particulièrement préoccupant chez de futurs enseignants censés développer l'esprit critique de leurs élèves.
  • Tableur et Scratch : une question tombe presque chaque année, et reste parmi les plus échouées ou évitées — alors que Nice 2025 montre que là où elle est préparée, elle est très bien réussie.

Au-delà des notions, les jurys évaluent explicitement la rédaction du raisonnement — la compétence « communiquer » fait partie de l'épreuve :

Communiquer est l'une des six compétences mathématiques, le candidat ne doit pas supposer que le correcteur comprendra les implicites.

Rapport de jury de l'académie de Lyon, session 2024

Une réponse juste sans justification ne rapporte pas ses points ; une rédaction prolixe qui noie le raisonnement non plus. Et la forme compte : les copies sont scannées — encre foncée, pas de stylo effaçable, résultats encadrés. À Toulouse 2025, 32,8 % des candidats ont reçu un bonus « soin et clarté ».

Oraux : ce qui distingue les admis

Les oraux sont l'épreuve de vérité du concours : c'est là que les moyennes sont les plus basses (la partie EPS de l'entretien plafonne à 4,74/10 à Toulouse 2025) et que les écarts se creusent. Trois constats traversent tous les rapports.

L'exposé trop court, symptôme n° 1

Les candidats dont l'exposé a duré moins de dix minutes ont souvent été en difficulté lors de l'entretien.

Rapport de jury de l'académie de Nantes, session 2024

Lyon fixe le seuil d'alerte à 7 minutes, Créteil constate des exposés de 3 à 8 minutes pour un format qui en prévoit 10 à 15. Un exposé court signale presque toujours la même chose : de la paraphrase des documents à la place d'une analyse, et rien à offrir au jury pour l'entretien.

La trame apprise par cœur, fausse sécurité

Tous les jurys dénoncent les séances « types » plaquées quel que soit le sujet : elles mènent au hors-sujet et signalent l'absence de réflexion. À l'inverse, ce qui est explicitement valorisé en entretien surprend beaucoup de candidats : revenir sur sa proposition initiale n'est pas un aveu de faiblesse, c'est une qualité évaluée — l'écoute, la flexibilité, et l'honnêteté de dire « je ne sais pas » plutôt que d'inventer.

La posture professionnelle, jusqu'au vocabulaire

Langue orale « modélisante » exigée (les tics de langage sont cités : « du coup », « en fait »), valeurs de la République reliées concrètement à la situation analysée — et non récitées —, laïcité définie complètement (liberté de conscience et séparation des Églises et de l'État comprises, deux éléments massivement absents des réponses en 2025). Le rapport de Paris 2025 résume l'exigence de fond :

Il ne devrait pas être envisageable de se présenter à l'oral avec pour seule représentation du système éducatif celle de son expérience d'élève.

Rapport de jury de l'académie de Paris, session 2025

Et pour 2027 ? Ce que la réforme change (et ne change pas)

Depuis la session 2026, le CRPE se passe en fin de licence (L3 ou licence obtenue — le master n'est plus requis pour l'externe). En 2027, deux concours coexistent une dernière fois : le nouveau concours bac+3, et le concours bac+5 « transitoire » (ancien format), organisé pour la dernière session. Les écrits étaient à des dates distinctes en 2026 ; pour un candidat éligible aux deux voies en 2027, la compatibilité des épreuves reste à vérifier lorsque leur calendrier sera publié. Les lauréats bac+3 intègrent le master M2E, rémunérés environ 1 400 € nets/mois en M1 (élève fonctionnaire) puis 1 800 € en M2, contre un engagement de servir 4 ans.

Le format, lui, change franchement : le concours bac+3 tient en quatre épreuves — un premier écrit de 4 heures qui fusionne français et mathématiques en deux parties de 10 points (coefficient 5), un second écrit portant sur trois domaines au choix parmi quatre (coefficient 3), puis deux oraux, la leçon (coefficient 5) et l'épreuve EPS suivie de l'entretien de motivation et de valeurs de la République (coefficient 3). Les notes éliminatoires sont nouvelles et plus fines : elles portent désormais sur chaque partie du premier écrit, et non plus sur une épreuve entière.

Le détail se lit sur notre page dédiée : épreuves, coefficients et dates officielles connues pour 2027.

Que valent alors les rapports de jury de l'ancien concours ? Beaucoup, si on les lit avec le bon filtre :

  • Encore utiles pour les écrits : les constats sur les connaissances en français et en mathématiques. L'épreuve 1 du nouveau concours reprend la structure de l'ancien écrit de français (étude de la langue, lexique, réflexion — sur le sujet 2026 : un texte de Zola et une réflexion en 20-30 lignes) et l'esprit de l'écrit de maths (exercices indépendants, rédaction du raisonnement exigée). Nouveauté qui change la stratégie : la note ≤ 2,5/10 par matière est éliminatoire — sacrifier le français ou les maths n'est plus possible.
  • Toujours valables aussi : les constats sur l'entretien (motivation, valeurs de la République, laïcité — quasi inchangé, avec deux thèmes ajoutés : transition écologique et épanouissement de l'élève) et sur la posture orale.
  • Périmés : les conseils de conception de séance de l'ancienne leçon. Le nouvel oral 1 est explicitement « académique » : les attendus officiels précisent qu'aucun élément didactique n'est attendu dans l'exposé. Ce que les jurys déploraient déjà — les fragilités disciplinaires révélées à l'oral — devient précisément ce que la nouvelle épreuve mesure.
  • À compléter pour votre voie : vérifiez la disponibilité des rapports 2026 sur le site de votre rectorat et consultez les sujets zéro et les attendus officiels du ministère. Ces ressources complètent le corpus 2023–2025 analysé ici ; un sujet zéro présente le format attendu, il ne remplace pas un retour de jury.

Le plan d'action en 6 points

Si l'on condense tout ce que les jurys répètent, session après session, voici le programme :

  • Travaillez avec la terminologie officielle — les deux grammaires Éduscol (2020 et 2022), gratuites. C'est la référence des correcteurs, pas votre grammaire de collège.
  • Automatisez les fondamentaux qui coûtent le plus : nature/fonction complètes, conditionnel, manipulations syntaxiques, ensembles de nombres, conversions, fractions, pourcentages avec ensemble de référence. Ce sont des automatismes, et ils se construisent par la répétition espacée — pas la veille des écrits.
  • Rédigez tout, justifiez tout : en maths, un résultat sans raisonnement ne rapporte rien ; en français, une réponse incomplète non plus.
  • Entraînez-vous en temps limité, pour garder systématiquement un temps de relecture orthographique — le poste de points perdus le plus évitable du concours.
  • Construisez votre culture d'exemples : un répertoire de références littéraires et artistiques précises, classées par thèmes, exploitables dans la partie réflexion.
  • Lisez le rapport de jury de votre académie — et choisissez votre académie en connaissance de cause : les chiffres ci-dessus montrent que ce choix pèse autant que des mois de révision.

Pour commencer par une difficulté précise, utilisez les fiches publiques sur les natures et fonctions ou les fractions. Chaque fiche propose un exemple et trois questions corrigées sans compte.

Transformez ces constats en entraînement quotidien

Accès CRPE, c'est plus de 6 000 exercices corrigés sur les dix matières du concours, des fiches ciblées et une révision espacée qui ramène chaque notion ratée jusqu'à ce qu'elle soit acquise. Le compte gratuit permet de commencer sans carte bancaire.

Questions fréquentes

Où trouver les rapports de jury du CRPE ?

Il n'existe pas de rapport national : chaque académie publie le sien, en PDF, sur son propre site. La page officielle devenirenseignant.gouv.fr (« Les sujets des épreuves écrites et rapports des jurys des CRPE ») centralise les sujets et renvoie vers les académies. Attention : certaines académies dépublient les anciennes sessions, notamment le SIEC pour Paris, Créteil et Versailles.

Quelle note faut-il pour être admis au CRPE ?

Cela dépend énormément de l'académie. En 2025, le dernier admis avait 13,08/20 de moyenne à Rennes, 12,75 à Toulouse et 12,44 à Nantes — tandis qu'à Créteil et Versailles, aucune barre n'était publiée : il y avait moins de candidats admissibles que de postes, et seules les notes éliminatoires filtraient.

Quelles notes sont éliminatoires au CRPE 2027 (concours bac+3) ?

D'après l'arrêté du 17 avril 2025 : une note inférieure ou égale à 2,5/10 à l'une des deux parties (français ou maths) de la première épreuve écrite ; une note globale inférieure ou égale à 5/20 à la seconde épreuve écrite ; et la note 0 à la première épreuve orale ou à l'une des deux parties de l'épreuve EPS-entretien.

Les rapports de jury 2022-2025 sont-ils encore utiles avec la réforme ?

Oui, en grande partie. La structure de l'écrit de français (étude de la langue, lexique, réflexion) et l'esprit de l'écrit de maths sont repris dans la première épreuve du concours réformé : les erreurs relevées par les jurys restent les mêmes. En revanche, les conseils sur la conception de séances pédagogiques (ancienne leçon orale) ne s'appliquent plus au nouvel oral, volontairement « académique ». Et 2027 est la dernière session du concours bac+5 transitoire, qui garde l'ancien format.

Sources de l'article

Méthodologie : cet article s'appuie exclusivement sur des sources officielles (ministère de l'Éducation nationale, Légifrance, rapports de jury académiques), croisées et contre-vérifiées. Les rapports de jury de Paris et Créteil étant régulièrement dépubliés, nous les avons archivés. Article publié le 24 juillet 2026. Les repères de lecture et les liens vers les ressources ont été actualisés le 16 septembre 2026 ; le corpus de rapports analysés reste celui des sessions 2023 à 2025.

À lire ensuite